Il s’agissait de filmer une expeÌ rience jamais tenteÌ e, au deÌ nouement impossible aÌ€ preÌ voir : retrouver, 25 ans apreÌ€s sa creÌ ation, geste apreÌ€s geste, une choreÌ graphie oublieÌ e dont subsistaient seulement quelques photographies en noir et blanc, et des fragments musicaux. Ribatz, Ribatz ! avait eÌ teÌ en 1976 l’un des premiers grands succeÌ€s de la jeune compagnie de Dominique Bagouet, qui allait devenir l’un des choreÌ graphes contemporains les plus importants de sa geÌ neÌ ration, avant de mourir preÌ matureÌ ment en 1992. Marie-HeÌ leÌ€ne Rebois filme ici la reconstitution de ce ballet perdu.
"Gardons-nous meÌ moire de nos gestes ? C’est aÌ€ reÌ soudre cette eÌ nigme que s’emploient des danseurs d’une troupe disper- seÌ e apreÌ€s la mort du ceÌ leÌ€bre choreÌ graphe français Dominique Bagouet. InviteÌ s aÌ€ retrouver les mouvements d’une pieÌ€ce creÌ eÌ e vingt ans auparavant, Ribatz, et dont ne subsistent plus que quelques rares photographies de plateau, ces danseurs, deÌ jaÌ€ marqueÌ s par l’aÌ‚ge, nous offrent un spectacle saisissant : celui de la renaissance, aÌ€ meÌ‚me leurs corps et dans un travail d’eÌ quipe, d’une eÌ criture bien particulieÌ€re, celle qui emprunte les gestes et leurs enchaiÌ‚nements pour se deÌ plier dans l’espace. Il ne s’agit pas ici de fabriquer une choreÌ graphie, mais de la laisser remonter, aussi neuve qu’aÌ€ sa creÌ ation, aÌ€ la surface des corps." Jean-Pierre Rehm, Directeur du Festival International du Documentaire, Marseille.